Le cercle des acteurs territoriaux vient de publier un livre blanc sur le thème : « action publique durable et responsable ».

L’association ADT INET ne pouvait que relayer ce sujet qui lui tient à cœur. Elle a consacré, aux côtés de l’Institut Supérieur de Management de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines des symposium sur le thème  des territoires responsables, de la démocratie participative, de l’économie sociale et solidaire.  Prochainement un symposium sur la santé au cœur des politiques publiques se tiendra le 18 octobre prochain.

L’évolution de la société, la crise sanitaire que nous venons de subir, l’explosion du numérique dans nos pratiques professionnelles et les réflexions engagées sur le sens de la démocratie représentative sont au cœur des préoccupations des territoriaux.

Ce livre blanc vise à mettre en mouvement les décideurs sur les questions essentielles qui président aux destinées du service public. Comment définir le bien commun ? Quel sens donner à l’intérêt général ? Des questions quasi philosophiques qui méritent régulièrement d’être réinterrogées, en particulier dans les périodes de profondes transformations de la société.

Quels services publics voulons-nous pour demain ? Tel est l’enjeu de ce vade-mecum qui oblige chacun d’entre nous à se reposer les questions fondamentales. Quelle est la responsabilité durable de l’action publique ? Quelle est la responsabilité de chacun d’entre nous et des décideurs publics vis-à-vis des générations futures ? Comment poser les conditions du bien vivre ensemble ?

Nous sommes passés d’une période d’après-guerre où la question de la ressource ne se posait pas à une ère où la préservation de la planète et de notre environnement est essentielle. Cela n’est pas de la seule responsabilité des décideurs publics. C’est aussi celle de chaque citoyen. La mobilisation de cette intelligence collective passe sans doute par une phase de pédagogie accrue. Il ne s’agit pas seulement d’afficher des méthodes de démocratie participative parfois dévoyées. Il convient, avec constance, authenticité et clairvoyance d’instiller en chaque citoyen une réelle prise de conscience d’un monde au bord de la rupture.

Le secteur public est pleinement concerné par cette gestion des transitions. Souvent malmené comme étant trop dépensier, il n’est pas valorisé comme créateur de richesses. Les services qu’il dispense sont sources d’un équilibre social et économique mal identifié et peu reconnu. Le territoire est son unité d’identification. Il est le lieu où les interventions imbriquées des acteurs publics peuvent le mieux se complémenter.

Reste à ce que les organisations qui dispensent les services publics s’adaptent à travers des projets d’entreprise durables et responsables, à la complexité du monde et à la gestion des risques. Cela passe par une belle fluidité dans les organisations matricielles avec les sphères élues et administratives. Cela passe par le rétablissement d’un sens pour agir permettant au secteur public de conserver son attractivité en valorisant sa valeur ajoutée et son souci de l’innovation.

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