Organisations et territoires responsables- Symposium 2019

Petit rappel du programme…

C’est le thème du symposium organisé le 17 octobre dernier par l’ADT INET et le laboratoire de recherche de l’Institut Supérieur de Management de  l’Université de Versailles St Quentin en Yvelines (le Larequoi que dirige Annie Bartoli) en collaboration avec l’Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises et AG2R La Mondiale qui nous a merveilleusement accueillis.

Sur  un sujet hautement d’actualité. N’y-a-t-il pas aujourd’hui une forte propension parmi les nouvelles générations à se montrer très sensibles aux questions de Responsabilité Sociale des Organisations et plus largement de développement durable et de valeurs sociales portées par leurs potentiels employeurs ?

Ce symposium  dont Hugues PERINEL, fondateur du réseau service public, a assuré l’animation avec un grand professionnalisme sur la base du programme ci-dessus, s’est inscrit dans la droite ligne d’événements organisés depuis plusieurs années par l’ADT-Inet  dans le cadre du partenariat avec l’Université. Tous nos symposium ont tourné autour du rôle des managers avec des éclairages divers : le manager et la coopétition, comment s’inspirer de l’économie sociale et solidaire dans nos modes de gouvernance, quel rôle du manager dans la conduite du débat public lors duquel Jean-Paul Delevoye est intervenu.

Ces événements ont tous un point commun : ils sont nés de la volonté de croiser les regards de praticiens des secteurs public et privé et d’universitaires. Une méthode que les dirigeants territoriaux pratiquent régulièrement à l’INET dans les cycles de formation continue ou dans les parcours post concours.

Croisement de regards

Pourquoi ce mix privé/ public ? Nous sommes partis du constat qu’acteurs publics et privés sur un même territoire ont une responsabilité conjointe face aux urgences sociales, économiques et environnementales.

Avant que ne soit mise en ligne une synthèse approfondie des échanges, nous souhaitions livrer les quelques lignes directrices de cette journée.

RSE/RSO : deux visions

RSE/RSO, responsabilité sociale/sociétale des entreprises ,responsabilité sociale des organisations, recouvrent dans les faits deux visions. Une plutôt auto-régulée, dans laquelle l’entreprise, se saisit elle-même de la question. L’autre plutôt axée sur la soutenabilité au sens d’un respect de mesures édictées par les pouvoirs publics.  Dans les deux cas, la mise en œuvre procède d’une démarche responsable.     `

La responsabilité

La question de la responsabilité est vaste. Elle porte sur une dimension collective qui ne peut prendre corps que sur une somme de responsabilités individuelles et implique une diversité d’acteurs. Quid néanmoins de la sanction, corollaire de la responsabilité, compte-tenu de l’échelle de temps des mesures d’impact et de la dilution des responsabilités à l’international dans les processus de production ?

De larges incitations

La norme ISO 26000, la loi PACTE, laquelle  intègre désormais dans l’intérêt social de l’entreprise les enjeux environnementaux et sociaux, crée le concept de raison d’être et d’entreprise à mission et les plateformes nationales à l’instar de celle de France Stratégie créent un environnement très incitatif. Un faisceau convergent pour les entreprises qui tentent d’évoluer entre la norme édictée au niveau national ou international, la soft law et la pression tant des clients que des salariés que des financeurs….

Comment l’entreprise peut-elle être un acteur clé ?

La RSE/RSO ne peut être un concept cosmétique et plaqué. Il faut qu’il soit approprié par l’organisation, décliné en son sein. Différents champs ont été abordés : la neutralité carbone, la mise en place de parcours qualifiants, …et surtout un credo permanent : créer de la valeur. Pour ce faire, il importe d’ancrer l’entreprise sur son territoire.

Quel rôle pour les acteurs publics ?

Ils ont un rôle majeur à jouer. L’intégration de la RSE/RSO dans les politiques publiques est un gage de requalification de la vision du service public auprès des citoyens. Le concept peut également valoir au sein des fonctions support et notamment au niveau de la commande publique. L’important est une réflexion stratégique de fond au sein de l’organisation et qui suscite l’adhésion des élus et des agents, chacun portant la responsabilité sociale.

Quel enjeu sur les territoires ?

Les plateformes RSE à l’initiative des collectivités locales ont cette vertu qu’elles permettent une mobilisation des acteurs publics, des responsables économiques et des corps intermédiaires sur les questions d’emploi, d’énergie, d’aménagement du territoire, d’égalité homme/femme…Un travail collaboratif constant qui permet le partage d’une culture commune, l’éradication des interventions en silo,…Dans ce contexte, peuvent émerger des « activateurs » de la transformation, dans des laboratoires expérimentaux et des espaces collaboratifs mêlant diverses expertises et solutions digitales.

A suivre…

Le résumé complet des échanges avec à nouveau un grand merci aux intervenants qui ont accepté de se mobiliser et bientôt en ligne sur  notre site…

Et un prochain atelier de l’ENTENTE animé par l’ADT INET  le 11 décembre prochain de 13h30 à 14h45 lors des ETS à Strasbourg avec Pascal DEMURGER, PDG de la MAIF, pour faire part de sa politique RSE/RSO au sein de son entreprise et sur le territoire comme si bien décrit dans son ouvrage : « L’entreprise du 21è siècle sera politique ou ne sera plus. ».

 

 

 

 

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