En 2013, l’association FING lançait un programme « DIGIWORK-repenser la place de l’individu au travail dans une société numérique ». Les conditions de travail ont beaucoup évolué avec l’impact des nouvelles technologies. Entraînant une rupture de plus en plus considérable dans le rapport au travail. La synthèse présentée de ces grandes tendances est assortie de scenarii d’évolution. Elle concerne le monde de l’entreprise privée, tertiaire et est centrée sur de nouvelles formes de management. Une source d’inspiration pour une transposition dans le monde territorial qui prendra peut-être du temps…

Le paradoxe du numérique

Petit regard sur l’emploi : d’un côté une productivité renforcée, de l’autre un chômage croissant et le spectre de suppression d’emplois en masse du fait de la robotisation et de l’intelligence artificielle. Avec des perspectives de nouveaux métiers : data scientist, hub manager, économe des flux…

Le rapport au travail bouleversé

L’économie du numérique, qui se structure autour de grandes firmes technologiques dont la puissance surpasse celle des Etats, a changé le rapport au travail. L’accès à l’information ,aux services est facilité. Les réseaux sociaux permettent de nouvelles formes de collaboration et de publicisation. Chacun peut s’en saisir pour créer, écrire, entreprendre.

L’émergence du concept d’activité

Avec le digital et la création de valeur qu’il génère, le concept traditionnel du travail est révolutionné. Les temps privé/travail deviennent poreux. Dans le cadre professionnel, on devient multi-actif, on développe des processus relationnels riches, avec une grande valeur d’usage, en accédant sans limite aux ressources du « cloud ». Le marché de l’informatique a ainsi pris le tournant de l’individualisation du travail.

Le temps de travail revisité

Les nouvelles technologies sont source d’une flexibilité accrue dans la façon d’exercer son travail, facilement gérable à distance. Voire même avec la possibilité d’être en multi activité, avec plusieurs employeurs. Avec son corollaire : une traçabilité et de fait un contrôle accru obligeant les salariés cadres en particulier à des temps d’oxygénation extérieurs au cadre de l’entreprise.

Le multi soi

Le mélange sur le lieu de travail des activités professionnelles et des liens personnels rend l’individu face à ses multi identités. Et induit une quête de notoriété désormais identifiée par des scores issus de dispositifs web (le Klout). Et rend essentiel la valorisation des compétences par les pairs via les réseaux Viadeo, LinkedIn.

L’hyper socialisation

Les entreprises ont mis en place des réseaux sociaux d’entreprise et développé les techniques de co-working. Place aux talents, aux initiatives, créatrices de valeur et à la montée en compétence mutuelle grâce au partage. Avec un personnage clé : le manager de communauté d’innovation.

C’est donc bien au développement d’écosystèmes spécifiques que s’apparente le développement des nouvelles technologies du web. La « musette numérique » du travailleur le conduit inexorablement à la prise d’autonomie. Mais cela suppose des accompagnements, de nouveaux modes de gestion des ressources humaines et une nouvelle consolidation des droits sociaux.

La synthèse jointe en annexe étudie tous les scenarii d’évolution possible. Avec son cortège de bénéfices et de controverses. Gardons à l’esprit que les configurations envisagées sont à peine émergentes en collectivité même si des niches d’innovation se développent à la faveur de managers soucieux de valoriser le travail d’équipe, d’avoir une approche participative visant à redonner du sens.

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